Murales de l'AFCR
Par Kira Anderson, et Anya Labelle, juin 2010
L’exploration vers l’ouest pour le commerce des fourrures au 18e siècle
Au début du 18ième siècle, les anglais détenaient le monopole du commerce des fourrures dans la Baie d’Hudson. La guerre en Europe s’était terminée au désavantage des français et le traité d’Utrecht interdisait désormais aux français tout commerce dans cette région. Les français établis dans la région du fleuve St-Laurent, ne voyaient pas en quoi cela devait les empêcher de s’approprier les terres intérieures, afin de continuer à prospérer du commerce des fourrures. Pierre de La Vérendrye mena plusieurs des expéditions qui étaient dédiées à découvrir les territoires plus à l’ouest. Il était accompagné de ses fils et de nombreux voyageurs aussi appelés coureurs des bois. Forts et courageux, ils étaient majoritairement des agriculteurs français qui s’engageaient pour l’aventure et pour l’argent promis. Ils devaient marcher des centaines de milles vers l’ouest, transporter des tonnes de fourrures et pagayer leurs canots sur les lacs et rivières du pays, à la recherche de territoires de chasse. Ils construisirent plusieurs forts de traite où les fourrures étaient achetées et échangées pour ensuite être envoyées vers l’est par la voie maritime du St-Laurent. Certains voyageurs finirent par se marier avec des amérindiennes et ils s’établirent autour des postes de traite pour chasser et cultiver la terre, tout spécialement dans la région de la rivière rouge, où se situe actuellement Winnipeg. Ces familles et leurs enfants métis constituent une bonne partie des premiers habitants de la province du Manitoba.
The exploration of the West for the fur trade during the 18th centuryDuring the beginning of the 18th century, the English controlled the fur trade business in the Hudson’s Bay region. The ending of the war in Europe caused a great disadvantage to the French, since the Utrecht agreement was signed to signify their loss of access to the bay area. The French, who were established around the St-Lawrence River, did not understand why this should stop them from taking over the inland territories in order to continue gaining prosperity from the fur trade. Pierre de La Vérendrye was the leader of many expeditions which aimed to explore the west and to acquire inland territories for the fur trading business. He was accompanied by his sons and numerous voyageurs. Most of those strong and courageous men were farmers of French origins from the St-Lawrence River region. They had to walk thousands of miles, transport tons of furs and paddle the lakes and rivers of the country to find new hunting territories. They built several fur trading posts where the furs were bought then traded to be sent east. Afterwards, they were shipped by the St-Lawrence River. Many of these pioneers ended up getting married to native women and stayed to hunt and cultivate the land around the forts, especially around the Red River area, where Winnipeg is now situated. These families and their Métis children account for most of the first inhabitants of Manitoba.

Par Sandi Pears et Justice Janveaux, juin 2010
La traversée des rocheuses et les débuts de la Nouvelle-Calédonie
À la fin du 18ième siècle et durant le 19ième siècle, les Canadiens-français ont joué un rôle important dans l’exploration et le peuplement de la Colombie-Britannique, appelée à l’époque Nouvelle-Calédonie. Engagé par la Compagnie de Nord-Ouest en 1789, Alexander Mackenzie, accompagné de 6 francophones, part pour la grande traversée des rocheuses et à la découverte d’une route navigable des montagnes jusqu’à l’océan pacifique. En 1793, avec l’aide des premières nations, Mackenzie et ses hommes réussissent à trouver une voie par les rivières West road et Bella Coola. Cette voie fut considérée trop dangereuse pour devenir une route de commerce pratique. En 1805, dans le but de développer le commerce dans cette région sauvage, la Compagnie du Nord-Ouest engage Simon Fraser qui découvrira la voie navigable portant aujourd’hui son nom. Accompagné d’une vingtaine de Canadiens-français, il bâtit plusieurs forts de traite en Nouvelle-Calédonie. En 1812, plus de 300 francophones travaillaient au commerce des fourrures et se dédiaient à développer de petites communautés rurales aux bords de la rivière Fraser. En 1850, plus de 60% des immigrants européens de la région étaient francophones.
The crossing of the rocky mountains and the beginnings of New CaledoniaThroughout the late 18th and 19th centuries, the French Canadians played a major role in the exploration and settlement of British Columbia, originally called New Caledonia. Commissioned by the North West Company in 1789, Alexander Mackenzie, along with 6 Frenchmen, headed west to find a navigable river route from the Rockies to the Pacific Ocean. In 1793, with the assistance of the First Nations, Mackenzie and his men were successful in finding their route via the West Road and Bella Coola rivers. This new found path was too difficult to be a practical trading route, so in 1805, in an effort to further develop the west, The North West Company commissioned Simon Fraser along with more than 20 French Canadians to build fur trading posts throughout New Caledonia. By 1812, more than 300 French Canadians were working in the fur trade for developing the land and establishing small communities along the Fraser River. By the 1850’s, more than 60% of the European British Columbians were French-speaking.

Conception de Sarah Atwood et Candace Hills
Par John Bailey et Cynthia Richard, juin 2010
En 1909: Fondation de la communauté de Maillardville
Le 26 Septembre 1909, le premier groupe de Canadiens-français arrivait à l’endroit qui allait devenir la communauté de Maillardville, aujourd’hui partie intégrante dans Port Coquitlam. Ils vinrent pour travailler à la scierie Fraser, la plus grosse usine anglaise au Canada. Les nouveaux arrivants s’étaient fait promettre un salaire intéressant, des terres et du bois pour se construire des maisons. Les Canadiens-français avaient aussi l’assurance de pouvoir continuer à parler leur langue. Ces hommes n’étaient pas effrayés par le travail de dur labeur qui leur était proposé. Plusieurs de ces ouvriers émigrèrent donc dans la province accompagnés de leur famille. En 1910, l’administration de la scierie de Maillardville reconnait l’importance de la religion pour les habitants du village et leur permet de construire une église catholique-française en faisant la donation d’un terrain et de matériaux. Le village fut nommé Maillardville en l’honneur du curé, le Père Edmond Maillard, qui avait été très apprécié par sa communauté. D’autres services communautaires francophones furent bientôt installés tels un comptoir de poste, une petite station de police et un groupe de pompiers volontaires.
The establishment of Maillardville in 1909On September 26, 1909, the first group of French Canadians arrived in what became Maillardville (now in Port Coquitlam) to work at the Fraser Mills, the largest mill of the British Empire settlements. The employees were promised good wages as well as land and wood to develop homesteads. The French Canadians were also promised the freedom to maintain their language. Not put off by the hard work that was required in this new land, many of the workers’ extended families would eventually join them. In 1910, the management of the Fraser Mills recognized the importance of religion to the village’s inhabitants and as a result, they provided them with a site and the materials needed to build a church. The first pastor, Father Edmond Maillard who, after a stay of only 2 years, left such an impression on the pioneers, that they named the town after him. Other community services such as a French Catholic school, a police and a fire station quickly followed.

La contribution des francophones à la fondation et au développement de Victoria
depuis 1843
Le développement de l’île de Vancouver est aussi lié au commerce des fourrures. En 1843, James Douglas, mandaté par la compagnie de la Baie d’Hudson, choisit la région de Victoria pour établir un nouveau fort de traite. Il choisit l’endroit parce que la Baie serait facile à défendre et allait offrir une voie maritime idéale pour le commerce. Plusieurs francophones participèrent à la construction de ce fort ainsi qu’au port de mer, en plus de participer à la défense de Fort Victoria. À partir de 1856, la ruée vers l’or met un frein au commerce des fourrures. La petite communauté peuplée à l’époque de 400 habitants voit débarquer des milliers personnes à Victoria en route pour la recherche de l’or. Plusieurs prospecteurs français arrivent à Victoria à bord du Commodore, un navire en provenance de San Francisco, où la ruée vers l’or avait débutée. Plusieurs de ces pionniers finissent par joindre la petite communauté francophone de la région. Le nombre de personnes parlant le français à Victoria motiva la création d’une école et d’une église catholique française. Monseigneur Demers et les sœurs de Ste-Anne furent des personnages importants dans l’établissement de ces institutions. Cent ans plus tard, la présence francophone à Victoria se manifestait encore par ses organisations culturelles. En 1940, Madame Yvonne Fortin-Terrien contribua énormément à la cause par la fondation du club canadien-français, la création d’une fédération canadienne française provinciale, l’obtention d’une paroisse catholique française, l’organisation d’une bibliothèque et d’une fondation d’aide culturelle française.
The francophone contribution to the development of Victoria since 1843
Vancouver Island’s beginnings are also linked to the fur trade business. In 1843, James Douglas was commissioned by the Hudson’s Bay Company to choose an area on Vancouver Island for a port and a fur trading post. He picked the region of Victoria because of the natural protection that the Bay offered in order to defend the Fort and to protect the harbor waters. Many Frenchmen participated in the construction and defense of Fort Victoria. In 1856, the gold rush almost put an end to the fur trade. There were approximately 400 people living in Fort Victoria when thousands of pioneers stopped over on their way to search for gold. Many of these people came from California, amongst them, many people from France. A number of these pioneers ended up staying in Fort Victoria. The number of people speaking French in Victoria was sufficient to motivate the creation of a French-Catholic school as well as a church. Mgr Demers and the Ste-Anne nuns participated tremendously to the organization of these institutions. A hundred years later, the French-speaking population of Victoria was important enough to inspire the creation of many French cultural organizations. Mrs. Yvonne Fortin-Terrien came to Victoria in 1940 and contributed immensely to this cause by founding the French Canadian Club of Victoria, the Provincial French Canadian Federation as well as a French library and a Cultural Support Center.

Par John Bailey, juin 2010
Histoire des Francophones à Campbell River
Les raisons qui expliquent l’arrivée des francophones à Campbell River sont principalement communes aux raisons qui ont poussé le reste de la communauté à s’établir dans cette région. La beauté et la richesse en ressources naturelles ainsi que la prospérité de l’économie en ont attiré plus d’un. En 1978, avec plus de 500 familles francophones dans la ville, le besoin des francophones de se regrouper se fait sentir. Mandatée par le North Island College en raison de la loi sur les langues officielles, madame Yvette Brett met sur pied un club francophone qui organise tout d’abord des activités sociales en français. Au fil des années, ce club social devient l’Association Francophone avec un mandat de plus en plus important : l’éducation en français. Des classes francophones existent déjà dans la province et des démarches sont entreprises pour atteindre cet objectif. En 1981, grâce au travail de Pauline Bélanger, responsable du comité éducation, ainsi qu’à l’assistance de la fédération des francophones de la Colombie-Britannique, l’Association est fière d’obtenir le premier programme scolaire francophone à Campbell River, alors nommé Programme Cadre de Français. Au fil des années, l’Association s’organise de plus en plus et aujourd’hui offre de nombreux services à sa communauté : accueil et information, bibliothèque et vidéothèque, traduction, cours de français, garderie, prématernelle et beaucoup plus.
The French-speaking population’s history in Campbell River
The reasons that motivated the arrival of the French-speaking population to Campbell River were similar to the ones that brought the general population to the area; the beauty of the land, the richness of natural resources and the prosperity of the economy. In 1978, with 500 French- speaking families in the community, the need for a cultural reunion seemed necessary. As a result, the North Island College commissioned Mrs. Yvette Brett to organize a club that would offer social activities in French in the area. During the following years, this organization became the Francophone Association of Campbell River. In 1981, after many challenges, a French school program was established. Because of Pauline Bélanger’s devotion and the contribution of the Provincial French Federation, the Ministry of Education finally agreed that the French Canadians of Campbell River obtain an education in French. Since then, the Francophone Association has accomplished much more for its community including: welcoming and informing new Francophones, offering books and movies in French, translation services and French lesson.
Soulignant le travail de:
Highligting the work of:
Sarah Atwood, Candace Hills, Sandi Pears, Kira Anderson, Anya Labelle, Cynthia Richard,
John Bailey, Selena Puglas, Ina Albrecht et Justice Janveaux

Remerciements pour leur précieuse collaboration à:
Thanks for their contribution:
John Bailey, artiste mentor
Pauline Bélanger et Yvette Brett, pour leur inspiration
Alain Rosa, Reynald Thauvette, Simon Tremblay, Lise Renaud, Samuel Renaud
ainsi que Gisèle Samson de la Société Historique de Victoria
L’équipe de l’Association Francophone:
Cynthia Richard, Chargée de projet
Nancy Tremblay, Directrice générale
Josée Desrochers, Adjointe à la direction
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L’exploration vers l’ouest pour le commerce des fourrures au 18e siècle
Au début du 18ième siècle, les anglais détenaient le monopole du commerce des fourrures dans la Baie d’Hudson. La guerre en Europe s’était terminée au désavantage des français et le traité d’Utrecht interdisait désormais aux français tout commerce dans cette région. Les français établis dans la région du fleuve St-Laurent, ne voyaient pas en quoi cela devait les empêcher de s’approprier les terres intérieures, afin de continuer à prospérer du commerce des fourrures. Pierre de La Vérendrye mena plusieurs des expéditions qui étaient dédiées à découvrir les territoires plus à l’ouest. Il était accompagné de ses fils et de nombreux voyageurs aussi appelés coureurs des bois. Forts et courageux, ils étaient majoritairement des agriculteurs français qui s’engageaient pour l’aventure et pour l’argent promis. Ils devaient marcher des centaines de milles vers l’ouest, transporter des tonnes de fourrures et pagayer leurs canots sur les lacs et rivières du pays, à la recherche de territoires de chasse. Ils construisirent plusieurs forts de traite où les fourrures étaient achetées et échangées pour ensuite être envoyées vers l’est par la voie maritime du St-Laurent. Certains voyageurs finirent par se marier avec des amérindiennes et ils s’établirent autour des postes de traite pour chasser et cultiver la terre, tout spécialement dans la région de la rivière rouge, où se situe actuellement Winnipeg. Ces familles et leurs enfa


